Passer au contenu

/ Département d'histoire de l'art et d'études cinématographiques

Rechercher

Experts en : Mobilité

Bégin, Richard

BÉGIN, Richard

Professeur agrégé

Mes intérêts de recherche tournent depuis plusieurs années autour des problématiques soulevées d’abord par les figures de la démesure, du chaos et de la décadence associées aux cinémas baroque et de science-fiction, puis, plus largement, par les représentations cinématographiques du désastre, de la violence et de la catastrophe. Plus récemment, mes recherches se sont étendues aux images traumatiques captées par les téléphones portables et à la circulation de celles-ci dans l’Internet. Ces images devenues véritables « choses publiques » et présentant crument la violence de catastrophes naturelles, d’actes terroristes ou de manifestations sanglantes, permettent non seulement d’entrevoir l’établissement d’une nouvelle esthétique du désastre, elles inaugurent une transformation en profondeur de la question du spectaculaire et de l’identité même de la forme cinématographique à l'ère de la mobilité numérique.

Dans mes recherches, j'accorde une importance particulière à la question des techniques et des technologies, ainsi qu’à leurs conséquences esthétiques, sociales et culturelles. De sorte que mes travaux ont pour méthode épistémologique principale la recherche en archéologie des médias et en philosophie de la technique. Mes plus récentes publications proposent l’analyse de la « mobilographie » (l’enregistrement de la mobilité) permise par les différents appareils portables, lesquels rendent possible la production d’images et de sons ayant pour référence privilégiée le corps du sujet filmant. En ce sens, la question de ce que j'appelle la « corporéité instrumentée » s’avère centrale à mes recherches et me permet de penser sur nouveaux frais la théorie des attractions en regard de la perception corporelle et de la production d’images et de sons somatiques.

Lire plus…

Profil complet

Paquet, Suzanne

PAQUET, Suzanne

Directrice de département, Professeure agrégée

Depuis quelques années, je mène des recherches relatives à l’inscription de certains types d’art – photographie, art public et art environnemental plus particulièrement – dans la production de l’espace, incluant les pratiques sociales et spatiales associées; l’espace est étudié dans la perspective de la mobilité, dans une réciprocité entre matériel et situé d’une part et virtuel et circulatoire d’autre part. Deux axes sont privilégiés : (1) l’étude du rôle des images, de leur multiplication et de leur circulation au regard des pratiques sociales, géographiques et aménagistes et, partant, du façonnement de l’espace urbain; (2) l’observation de l’effet des interventions artistiques publiques, transitoires tout autant que pérennes, et de leurs représentations, sur les usages sociaux et spatiaux et sur les formes urbaines.

Un autre champ de recherche, connexe, concerne l’importance et la portée du fait photographique (la photographie et les catégories spatio-temporelles singulières qui adviennent avec elle) dans toute la culture visuelle moderne et contemporaine, comprenant les activités des amateurs, aussi bien que l’art légitime.

À partir de ces considérations concernant le façonnement de l'espace et l'importance de l'image, un nouveau chantier de recherches s'ouvre, visant à mieux comprendre ce qu’est « le public », qui sont les publics des arts visuels aujourd’hui. On constate depuis quelques années, chez les chercheurs en études des arts et plus généralement en sciences humaines, un grand intérêt pour l’espace public et les formes qu’il prend. Mais se préoccupe-t-on des publics eux-mêmes et de leurs actes, qui ont le pouvoir de faire exister l’espace public ? Il s'agit donc d'examiner les communautés de goût qui se rassemblent autour de l’art contemporain, afin de vérifier si elles ont changé depuis qu’internet a contribué à reconfigurer l’espace public, de se demander s'il faut opposer public local et public global, etc.

Lire plus…

Profil complet