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Rodrigues de Barros, Diogo

Doctorant
Chargé de cours

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Rodrigues de Barros, Diogo

Présentation

Je possède un baccalauréat en histoire obtenu à l’Université de São Paulo et un diplôme de master de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris). Actuellement je suis doctorant en histoire de l'art à l'Université de Montréal, où, en tant que chargé de cours, j'ai enseigné 'Histoire des Collections' (Hiver 2016), 'Les Arts modernes en Amérique latine' (Hivers 2017 et 2018) et le 'Séminaire de synthèse' (Programme de maîtrise en muséologie, Hiver 2018).

Mes recherches doctorales proposent une critique des théories de l’art global à partir du débat portant sur l’identité artistique latino-américaine. Dans un contexte de critique accrue au caractère éminemment occidental de l’histoire et de la théorie de l’art , le cas latino-américain présente l’avantage de nous sortir de la dichotomie Occident-Orient, l’Amérique latine occupant traditionnellement l’espace instable d’un presque-Occident, ni tout à fait occidentale ni complètement autre. Cette particularité nous permet de relever les tensions advenant des principes universalistes et universalisants qui sont à la base des dernières théories du tournant global dans les arts, lesquels marquent de façon importante des projets curatoriaux récents . La quête d’une identité artistique spécifique est présente en Amérique latine au moins depuis les formations des États nationaux qui succèdent aux indépendances pendant le 19e siècle. Néanmoins, ce n’est que dans les années 1970 qu’une historiographie de l’art se développe autour de l’idée d’une spécificité « latino-américaine », articulant ainsi l’ensemble du sous-continent . Dans mes recherches, il est question d’un retour à ce projet intellectuel afin de réfléchir sur le caractère transrégional de la scène artistique actuelle. J'avance que, malgré la mise en question des frontières que nous propose le tournant global dans les arts, des problèmes formulés lors du débat sur les spécificités régionales latino-américaines restent pertinents et nous aident à mieux saisir les limites des nouveaux projets globalistes. Il est par ailleurs à remarquer que l’élaboration de projets collectifs comptant avec des représentants de différents pays caractérise tant les projets latino-américains des années 1970 et 1980 - avec Damián Bayón, Marta Traba, Rita Eder, Juan Acha, Aracy Amaral, Roberto Pontual et d'autres  - que les projets éditoriaux récents autour du global art. Dans les deux cas, je suggère que c’est la diversité des origines des participants qui légitime – à raison ou à tort – la synthèse souhaitée, celle de « l’art latino-américain » pour les uns, celle de « l’art global » pour les autres.

Nouvelles

Champs d'expertise : 

  • Amérique latine
  • Art global
  • Histoire global
  • Théories de l'art et territoire
  • Muséologie

Charges de cours : 
  • HAR 3510 Les Arts modernes en Amérique latine (Hivers 2017 et 2018)
  • MSL 6800 Séminaire de synthèse (Hiver 2018)
  • HAR 2260 Histoire des collections (Hiver 2016)