Guy Édoin

Majeure en études cinématographiques, réalisateur, documentariste et scénariste

« […] ce que j’ai appris à l’UdeM, c’est vraiment la liberté, et de faire confiance à mon instinct. »

Avec la sortie du film Marécages en 2011, Guy Édoin a labouré une dernière fois – pour le moment – la thématique de la ruralité, qu’il a brillamment portée à l’écran depuis ses débuts professionnels. Mordante et sans fard, la réalité dépeinte dans ce premier long métrage fait contraste avec l’élégance des plans saisis à l’objectif du diplômé de l’UdeM.

Sélectionné à la Semaine internationale de la critique du Festival d’art cinématographique de Venise (la Mostra) et présenté à son équivalent torontois, Marécages n’est cependant pas la première œuvre acclamée du cinéaste.

Le titulaire d’une majeure en études cinématographiques (2005) a en effet amorcé dès 2003 l’écriture et la réalisation d’une trilogie de courts-métrages primés. Ils ont valu à l’artisan un prix Jutra et de multiples projections festivalières, notamment en France, en Espagne et en Italie.

Figurant au palmarès 2011 des vedettes montantes de la revue Screen International, Guy Édouin, qui auparavant avait signé deux autres courts-métrages à l’UdeM, souligne l’apport des études à sa progression artistique.

« Le programme d’études de la majeure offre un bel équilibre entre la pratique et la théorie, explique-t-il. Ayant commencé par faire du cinéma plus expérimental, ce que j’ai appris à l’UdeM, c’est vraiment la liberté, et de faire confiance à mon instinct. Cette expérience m’a ensuite permis de réaliser de façon professionnelle. »

Une fois son diplôme en poche, Guy Édoin a aussi cumulé des mandats télévisuels. Il a ainsi réalisé, dès 2006, des vidéoclips, des magazines culturels et des documentaires. Le cinéma semble néanmoins être le véhicule qui alimente davantage ses passions, et ce, malgré l’étendue des productions, les embûches et les nombreuses étapes qui les accompagnent.

« J’aime la solitude de l’écriture, faire naître l’histoire sur papier, la porter pendant des années. J’aime ensuite l’effervescence et l’intensité du tournage, le travail d’équipe. Vient après le montage, où le film prend forme, puis la promotion et les festivals. J’apprécie aussi aller à la rencontre du public dans différents pays. Et ça recommence pour le prochain film », raconte-t-il.

Travailleur acharné, Guy Édoin œuvre pour l’heure à trois projets distincts. Soit un documentaire sur la peintre québécoise Corno et deux aventures cinématographiques : Ville-Marie, dont la scénarisation est en cours, et La canicule des pauvres, qui en est à un stade plus embryonnaire.

Le conseil de Guy Édoin : « C’est un cliché usé, mais croyez en vos rêves. Personne ne croira en vous à votre place; si vous n’y croyez pas assez, comment convaincre les autres! La route du cinéma est longue et ardue, alors il faut foncer tête baissée et ne laisser personne vous décourager. Il y en aura beaucoup. L’important c’est d’être encore là quand tous les autres auront abandonné. »